L’abstinence observée du lever au coucher du soleil repose l’appareil digestif et le foie en particulier. Pour bénéficier au maximum des bienfaits de cette diète diurne, il est nécessaire de suivre la sounna du Prophète en absorbant une quantité limitée d’aliments lors de la rupture du jeûne. En effet, le Messager d’Allâh a dit : « Le fils d’Adam n’a jamais rempli un récipient pire que son ventre. Quelques bouchées suffisent à maintenir ses forces. S’il en décide autrement, qu’il consacre un tiers [de son estomac] à la nourriture, un tiers à la boisson et un tiers à l’air. »
D’ailleurs, rompre son jeûne avec des dates, comme le recommande la sounna prophétique, s’avère extrêmement bénéfique : le fructose contenu dans ce fruit alimente rapidement le cerveau et augmente graduellement le taux de sucre dans le sang, ce qui réduit la sensation de faim et le besoin de grandes quantités de nourriture.
L’effet de l’acide chlorhydrique et de la bile qui se répandent toujours dans le tube digestif n’est pas amoindri par l’effet tampon et l’action absorbante des aliments. Ces substances détruisent ainsi une multitude de germes parasites et nocifs, et nettoient les parois intestinales en les débarrassant des cellules mortes. La sensation de faim et de soif réactive la sécrétion d’autres glandes bienfaitrices dont le fonctionnement cesse en raison d’une alimentation trop riche et monotone. Jeûner permet donc de réhabiliter le mécanisme naturel déclenchant la sensation de faim et de soif réelles, suite à une altération bien plus occasionnée par des envies gourmandes que par un besoin corporel fondé. Aujourd’hui, bon nombre de médecins prescrivent un jeûne thérapeutique pour guérir certaines maladies et/ou en prévenir d’autres.
Autres bienfaits proprement physiologiques
Le corps du jeûneur profite encore d’autres avantages :
- une chute du taux de cholestérol dans le sang, ce qui réduit considérablement les risques d’accidents cardio et cérébro-vasculaires et prévient l’apparition de l’hypertension.
- Des études prouvent qu’une privation d’eau pendant huit à dix heures n’est pas nécessairement mauvaise pour la santé ; elle permet de reposer le système rénal et produit une légère déshydratation en concentrant les liquides, ce qui allège le travail du cœur et augmenterait la longévité (étude prouvée pour les végétaux). Cela dit, le Prophète recommande de retarder le souhoûr au maximum et de rompre le jeûne dès le coucher du soleil, pour justement réduire cette période de déshydratation.
- Une légère perte de poids (de 5 à 10%). En effet, jeûner provoque la diminution du taux de sucre dans le sang. Le corps va par conséquent puiser dans les réserves : le glycogène emmagasiné dans le foie et les muscles ainsi que les corps lipidiques stockés dans la graisse sont transformés en énergie pour assurer le bon fonctionnement des cellules (réactions de glycogénolyse).
- Une régénération cellulaire qui permet aux jeûneurs de paraître plus jeunes que ceux qui ne jeûnent pas.
En 1994, le premier Congrès international intitulé « La santé et Ramadan », tenu à Casablanca, comptabilisa 50 études approfondies menées par des musulmans et des non musulmans sur les bienfaits médicaux du jeûne. Alors que de nombreuses conditions s’amélioraient grâce au jeûne, aucun cas ne rapporta un aggravement de la situation des patients. Cela dit, les malades atteints de certaines affections sévères sont dispensés de jeûner.
L’assainissement du corps
Le Prophète a dit : « À toute chose une zakât (aumône purificatrice), celle du corps est le jeûne. » Jeûner donne l’occasion à l’organisme de « faire le grand nettoyage » : il permet d’éliminer les graisses superflues, les toxines, les dépôts d’acide urique, etc. Cette cure de désintoxication lente relance des fonctions vitales jusque-là mises en veille et rend la personne plus sensible à ses besoins corporels. Une semaine de jeûne suffit pour observer une amélioration du tonus, un gain de vitalité et une perte de bourrelets ! Ce nettoyage en profondeur transparaît même à l’extérieur puisque la peau gagne en souplesse et en jeunesse.
Retrouver un équilibre corporel facilite les actes de dévotion et permet d’atteindre une stabilité morale et spirituelle.
Source :al-wassat.com


Voilà encore des journées entières passées avec ce mois d’or, de sérénité. Tout d’abord qu’avons-nous fait jusqu’aujourd’hui ? Êtes-vous satisfait du résultat de ce mois ? Et oui, la chose la plus importante à faire, le compte rendu de chaque chose dans notre vie, « les plus et les moins ».

